lundi 31 mai 2021

J09 : De l'autre côté du miroir…

Le sentiment d’avoir été prisonnier derrière le miroir pendant trois jours. Comment se fait-il que soudain j’en sois sorti ? Réponse : dormir. Des siestes - à tout moment. Quand mon corps m’en dicte la nécessité. Et que je sois suffisamment à l’écoute de mon corps pour m’y abandonner…

Ne riez pas. Eh oui, des mots croisés. Allongé sur le canapé, à chercher telle ou telle définition - merci le Guardian - et le sommeil n’est jamais très loin. 

Et puis en fin de journée, en guise de célébration de ce bien-être retrouvé…

Des huîtres : Potassium, Phosphore, Calcium, Sodium, Magnésium, Fer, Zinc, Cuivre, Manganèse, Sélénium, Vitamines B1, B2, B3, B5, B6, et j'en passe ! Meilleur remède que tous les médicaments du monde !

Et merci à mon écailler attitré...

dimanche 30 mai 2021

J08 : Des fleurs sauvent la journée...

Merci à ce cher voisin qui sonne à la porte à 11h avec ce bouquet de seringat de son jardin. Si seulement la photo pouvait en transmettre le parfum...

Troisième jour dans le creux de la vague. Dur de rebondir...


 

samedi 29 mai 2021

J07 : Une journée "sans"...

Des douleurs partout, encore une matinée au ralenti. L'aspirine vient à mon secours ; un déjeuner au soleil au jardin aussi.  Mais dorénavant chaque repas est sous le signe de ces nouveaux médicaments, matin, midi et soir, que je prends - à titre provisoire peut-être...


Je saurai dans trois mots si je dois continuer à les prendre… D'ici là, je rage, moi qui me soigne quasi exclusivement par l'homéopathie depuis 45 ans… 

Je n'ai pas encore raconté dans ce blog mes discussions, parfois animées, avec plusieurs membres du personnel médical pendant ces trois semaines entre leurs mains. Restez en ligne, chers lecteurs, ça va venir. Mais pour l'heure positivons. Il se fait tard ; le sommeil me gagne... À plus tard !

vendredi 28 mai 2021

J06 : Journée sur le fil du rasoir...

Mauvaise nuit. Je traîne la patte toute la matinée. Un tour par le tiroir comfort food à 11h s'avère nécessaire. 


Mais, bon, c'est quand même un somme après le déjeuner qui remet les pendules à l'heure. L'après-midi, le jardin, le soleil et les 25° aident à chasser définitivement mon humeur massacrante. Occupé ensuite à attacher le chèvrefeuille et la vigne vierge, j'entre enfin en symbiose avec la nature...


Attiré par les abeilles qui butinent les fleurs du pied de thym, je reste là émerveillé un grand moment, prenant photo après photo pour tenter de saisir cette quête frénétique de nectar...


Photo surréaliste... Jean-Marc guette l'arrivée de je ne sais quel vaisseau du haut de son escabeau....


En réalité, il finissait de nettoyer les feuilles mortes du fusain et puis s'est pris à rêver les yeux rivés au loin. De quoi, de qui ? Allez savoir....

Revenu sur terre, c'est lui qui assure le dîner, d'une main de maître comme d'hab. 

Devant ce repas servi avec autant d'attentions, je me dis incessamment que je suis en ce moment l'être le plus choyé du monde...

jeudi 27 mai 2021

J05 : Journée marquée au fer rouge...

Réveillé à six heures du mat' - merci la routine hospitalière... Mais c'était en fait la belle l'occasion de renouer avec la cueillette d'herbes fraîches au jardin pour les boire en tisane au petit déj. Alors, pour les plus perspicaces : qu'est-ce que je bois ?....


Journée marquante aussi avec l'arrivée à 12h30 d'une jeune femme de ménage qui est là deux heures par semaine pendant cette convalescence. On s'absente pour faire trois courses et manger un sandwich le temps qu'elle travaille. Au retour, trouver une maison où vient de passer une fée du logis, c'est pas mal...

Petite séance de finger gardening en fin d'après-midi - sous-entendu enlever quelques fleurs fanées par-ci par-là, ce qui nécessite ensuite un bon somme dans le transat...


Et je ne suis pas le seul...


Dîner léger pour clore la journée : saumon au four. 


Recette toute simple trouvée sur un site canadien. Au Canada, on appelle le papier sulfurisé, papier parchemin - quel lyrisme ces Canadiens ! Terme tellement juste, non ?...






mercredi 26 mai 2021

J04 : Bien luné...

Dynamisme croissant ; c’est le cas de le dire en cette journée de pleine lune... Et la tête vide. Suite à la séance d'ostéopathie hier. Un bonheur...

Je confectionne une tarte aux légumes pour le déjeuner, avec des asperges en entrée. L’après-midi, sommeil de plomb pendant trois-quarts d'heure, comme tous les jours presque, puis promenade jusqu’aux jardins collectifs du quartier, émerveillé par les légumes qui y poussent en profusion…

Google Maps donne l'impression que je vole par-dessus les toits. C'est faux...

Et le soir, un tel périple mérite... ...une bière, pourquoi pas ?

Guinness… ...is good for me, je me dis.   Cheers...

L'inspiration sera peut-être au rendez-vous demain, j'espère, avec des réflexions moins prosaïques qu'aujourd'hui. À demain !


mardi 25 mai 2021

J03 : Une nouvelle page...

Après une sortie dans la rue samedi qui a échoué au bout de 50 mètres, aujourd'hui, un rendez-vous pour une séance d'ostéopathie était l'occasion de tester de nouveau le bain de foule. Opération réussie.  Les 45 minutes passées entre les mains expertes de mon ostéopathe m'ont donné une assurance telle que j'ai même réussi l'exploit d'aller chercher en mairie ma toute première carte d'identité française - chaperonné par Jean-Marc, il faut bien le dire...

Un petit tour ensuite dans un supermarché a suffi par contre pour grignoter dans cet entrain nouvellement trouvé. Malgré tout, de retour à la maison, j'étais fier d'avoir pu préparer, moi tout seul, le dîner pour enfin soulager Jean-Marc de cette tâche-là. Repas ô combien simple et appétissant.

Crudités en tous genres garnies de quelques lamelles de parmesan.

Farfalle con spinaci! Autrement dit : pâtes papillon aux épinards.

Convalescence = marcher, manger, dormir. Bonne nuit...



dimanche 23 mai 2021

J01 : Écrire permet de dire l’indicible et de soulager le Moi démantelé *

La partie antérieure de ce blog s’intitulait Rétablissement.  Il correspondait à une période passée dans l’unité de soins d’un centre de réadaptation cardiaque, Bois Gibert à côté de Tours. Cette étape achevée, je me trouve maintenant, depuis 48 heures, chez moi, face à deux, voire trois, mois de convalescence. Il est l’heure de nouveau de faire le point dans ma tête. Je fais appel au dictionnaire....  
Rétablissement : 
Fait de se rétablir, de recouvrer la santé  et dans un autre sens : 
Fait de remettre dans son état premier, normal, authentique

Oui, je retrouve la santé, réparé en quelque sorte et à l’abri de cette rupture, sans doute fatale, de l’aorte qui me menaçait... Et maintenant, j’arrive dans cette nouvelle étape que le chirurgien avait qualifié de convalescence, et que le dictionnaire définit ainsi :
État d'une personne qui relève de maladie et n'a pas encore atteint la complète guérison

Mais avant de me faire opérer, étais-je réellement malade proprement dit ? Je ne souffrais pas... C’est par chance que ce moment de grande fatigue en septembre a incité mon médecin à m’envoyer faire faire des tests cardiologiques. C’est grâce à l’expertise de mon cardiologue et sa recommandation d’une échographie et ensuite d’une IRM, qui a mené à cette belle solution du remplacement de la partie défaillante de mon aorte. 

Contournant donc l’idée de maladie en tant que telle, ce que je ressens aujourd'hui, suite à l’opération il y a trois semaines, c’est plutôt cette définition davantage figurative du terme convalescence :
Transition d'un mal à un mieux, apaisement qui succède à une tension, régénérescence qui succède à une dégradation. Que de termes qui sonnent juste ! “Me régénérer”, voilà mon programme pendant les jours à venir.

Depuis vendredi, comme au centre Bois Gibert, de grands moments de repos et de sommeil s’imposent pendant la journée : de petits sommes matin et après-midi. Manger, me faire plaisir avec des aliments qui correspondent à ma faim et à mes envies : à commencer par les deux œufs à la coque le matin, qui m’ont cruellement manqué à l’hôpital....

Et enfin, last but not least, comment ne pas évoquer le plaisir de retrouver l’être cher, la maison, le jardin, et une petite chatte, qui en m’accueillant par ses miaulements semblait m’interroger sur cette absence si longue…
Alors, bienvenue, mes ami.e.s, à ce carnet de convalescence. A suivre, pour les plus courageu.x.ses qui en ont envie. Le chemin va être long...

* Citation tirée du résumé de la thèse de Fida Hammoud : La quête du bonheur dans les romans de Julien Green http://www.theses.fr/2013PA030078

vendredi 21 mai 2021

17e jour : ET go home...

 Bagages pliés, Jean-Marc m'attend dans la voiture. 
Encore une formalité administrative et je file ! 
Blog à poursuivre peut-être depuis le jardin... Je verrai. Merci en tout cas de m'avoir lu et merci aussi de vos encouragements depuis deux semaines.
Je repars reposé, rassuré. Quel bonheur !




jeudi 20 mai 2021

16e jour / Départ -1 : L'évasion, ou presque...

Après une dure journée : prise de sang, prise de tension, prise de tête en tous genres… ...je m'évade.
Direction le fond du parc pour voir de près ces Tours de Charlemagne. 
Je me rapproche, et dans ce magnifique buisson en pleine fleur, toute une vie qui s'affaire…
Et la voilà, notre amie si précieuse, qu'on célèbre aujourd'hui, le 20 mai, en cette Journée mondiale des abeilles 2021.
Sans oublier tous les autres insectes pollinisateurs !
Eh oui, même les vulgaires mouches, comme cette jolie mouche verte, la Lucilie soyeuse.
Sur le chemin du retour au centre, ce pin avec ses toutes nouvelles pousses me fascine.
À croire que c'est de là que nous est venue l'idée d'orner nos sapins de Noël de petites bougies, non ?...
Et demain…?
Au revoir le parc !
Je prends le large...

mercredi 19 mai 2021

15e jour / Départ -2 : Les petits et les grands bonheurs

Bien câblé... Quand je pense qu'on n'a toujours pas la fibre dans notre rue !
Deuxième session de vélo ergométrie...
Même pas essoufflé !
Avant le repas de midi, un tour de l'étang devant le centre, et le bonheur de surprendre l'une des dizaines de grenouilles qui l'habitent et qui me bercent tous les soirs avec leur coassement si musical au moment de m'endormir...
Et puis l'après-midi, bonnes nouvelles : une tension artérielle bien maîtrisée...
Enfin, après le dîner, une petite marche digestive pour capter cette magnifique lumière de fin de journée qui sculpte et embellit tout !
Que demande le peuple, avec un cadre pareil pour se rétablir...?! 
Pas étonnant que je sois aussi bien en forme et aussi vite.

mardi 18 mai 2021

14e jour / Départ -3 : Cool, Peter, cool...

Première nuit, condamné à dormir dans une chambre sans arrivée d'air frais, je me réveille à 1h30 du matin, mal... J'utilise la sonnette pour faire venir l'aide-soignante qui, compatissante, aimerait bien retirer l'adhésif qui obture la bouche d'aération. Trop petite pour l'atteindre, par contre, elle appelle son collègue qui lui dit, "On va se faire allumer si on fait ça". Là-dessus, ma maîtrise de la langue française fait soudain un nouveau bond en avant ; cette expression je la connaissais, elle ne fait pas partie de mon vocabulaire. Elle est dorénavant gravée dans ma mémoire...
Résultat, en pis aller, l'aide-soignante m'apporte un petit ventilateur, qui, Dieu sait comment, me permet me rendormir...
Le matin, je me plains à diverses personnes, menace d'écrire à la direction, et puis j'attends qu'on me propose une solution. Silence radio.
Plus tard dans la matinée, j'arrive à interroger l'un des ouvriers qui travaillent sur le chantier. Je lui demande si ces travaux occasionnent vraiment de la poussière. Il sourit et répond, "Bien sûr que non, vous imaginez, avec toute la flotte qui tombe en ce moment..."
Quand on voit l'état du mur de notre bâtiment, on comprend pourquoi ils font tout pour le sécuriser ! Est-ce vraiment des sparadraps qu'ils ont utilisés pour faire retenir ces fissures ?...
Le reste de la journée a été heureusement bien occupée par la gymnastique, une séance de vélo ergomètre, la première de ma vie, et deux petites marches libres, bien vivifiantes, la deuxième surtout, bien arrosée quand le ciel s'est ouvert... 
Fin de journée, me voilà "câblé" avec mes cinq électrodes collés sur le poitrail pendant 24 heures pour surveiller, une dernière fois avant mon départ, mon rythme cardiaque. D'autres tests suivront permettant de me "libérer" dans les meilleures conditions, vendredi 14h... Vivement la fin de cette révision des 70 000 km...
Allez, une belle photo, la seule de la journée, pour clore mon blog aujourd'hui.
Et si je la reprenais en dessin demain ? C'est le même banc d'ailleurs, mais qui fut vide cette fois-là, que j'avais dessiné avant-hier...
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Post scriptum, 22h15 :
J'agis. Je monte sur une chaise et...

lundi 17 mai 2021

13e jour / Départ -4 : Ils nous pompent l'air...

Je le savais depuis le début de mon séjour ici, mais voilà, aujourd'hui le couperet est tombé...
Je crois que la situation illustrée ci-dessus ne nécessite pas d'explication. Il suffit de dire que la perspective de ne pas pouvoir ouvrir la fenêtre, surtout le matin quand on se lève, est vraiment pénible...
J'ai tout de suite voulu voir le seul élément qui permette de renouveler l'air, à savoir la VMC de la salle de bain aspirant l'air qui arrive du couloir sous la porte de ma chambre. J'ai pratiqué le test tout simple, cette astuce que m'a montrée un ami plombier (merci JP) : une feuille de papier hygiénique. Si elle se colle au VMC, la pression est bonne.
CQFD !
Heureusement pour clore la journée j'ai pu aller chercher de l'air frais à l'extérieur en me promenant entre soleil et averses. Courageux ceux par contre qui ont osé carrément s'asseoir...
Mais le point fort de la journée était indubitablement la discussion pendant une heure et quart avec la psychologue du service. Cette discussion cependant n'était pas centrée que sur moi ; notre conversation s'est vite élargie pour arriver à l'importance de la psychologie en milieu hospitalier. Quand elle m'apprend qu'elles sont deux psychologues à mi-temps pour une centaine de patients ici, on mesure le manque à combler ! Et le peu d'importance qu'on accorde à la psychologie du patient à l'heure actuelle...
Il ne me reste maintenant qu'à lire cet auteur que cette jeune psychologue m'a dit apprécier particulièrement qui traite de la psychologie de l'adulte âgé : Daniel Alaphilippe.
Quelques pages de son livre phare sont accessibles en ligne ici :
https://www.decitre.fr/livres/psychologie-de-l-adulte-age-9782804176044.html
À bon entendeur, salut !

J23 : La sortie du tunnel

En totalisant ces billets rédigés depuis mon retour de Bois Gibert et les 17 billets publiés pendant que j'étais là-bas, j'en arrive...