mardi 15 juin 2021

J23 : La sortie du tunnel

En totalisant ces billets rédigés depuis mon retour de Bois Gibert et les 17 billets publiés pendant que j'étais là-bas, j'en arrive à 40 en tout. Je pense qu'avec ce joli chiffre rond le moment est venu de clore ce blog. Merci pour tous les mots d'encouragement que j'ai reçus via les commentaires, par mail, et parfois en direct avec certain.e.s. 

Aujourd'hui, je sens que je suis pleinement "sorti du tunnel" ; écrire ce blog a eu l'effet que j'avais espéré. Il m'a aidé à ne pas m'impatienter pendant ces six semaines. Il m'a permis de reprendre goût à bien des aspects de la vie ordinaire que j'avais perdus non seulement lors de mon hospitalisation, mais pendant toute la période avant où je flottais jour après jour dans un compte à rebours angoissant jusqu'à la date fatidique d'entrée à l'hôpital. 

Mais toutes ces pages sont tournées maintenant. Je rumine depuis un petit moment l'idée d'écrire un livre qui résume toute l'étendue de cette expérience ; ce blog en a été en quelque sorte le terrain d'essai. Je pense, cependant, que je dois y résister. Il est l'heure de passer à de nouvelles activités créatives et de fermer les oreilles à l'appel éternellement lancinant du clavier....






lundi 14 juin 2021

J22 : Count your blessings


Entendue à la radio britannique, la BBC, ce week-end, cette locution, “Count your blessings”, m’interpelle au cours de cette convalescence. La traduction littérale, “Comptez vos bénédictions” a une malheureuse connotation religieuse. Il convient à tout prix de chasser les déités et le ciel de la traduction de cette phrase et de comptabiliser plutôt tout ce que la vie et le destin vous a accordé et que vous jugez le plus précieux dans votre existence. Alors j’y vais…

1/ Jean-Marc

2/ Pépette, notre petite minette

3/ mes ami.e.s

4/ une vie en démocratie

5/ de bonnes jambes

6/ une bonne vue

7/ une bonne ouïe

8/ la créativité

9/ une éducation

10/ notre jardin

Et vous ?... Les chercher est un excellent remède en cas d’insomnie...

 

dimanche 13 juin 2021

J21 : 45 jours après...

Trois, quatre jours après mon opération, mon chirurgien est passé me voir pour me rassurer, je pense, sur le succès de cette intervention. A la question que je lui posais à propos des douleurs dans la cage thoracique suite à la sternotomie, il m’avait répondu de façon très précise qu’il fallait 45 jours pour qu’elles disparaissent. J’ai, bien sûr, fait tout de suite mon calcul ; j’irai mieux, je me suis dit, le 13 juin. N’est-ce pas étonnant donc que c’est ce que je constate aujourd’hui, le 13 juin : une véritable amélioration depuis deux, trois jours. Merci alors à la médecine classique et au savoir-faire du chirurgien et son équipe. Mais je reste persuadé que c’est aussi les compléments de médecine homéopathique qui m’ont aidé à atteindre aussi vite ce sentiment de bien-être, tout particulièrement le Symphytum officinale que je prends depuis 12 jours et qui agit sur la consolidation du sternum…

Encore une belle journée marquée par une nouvelle marche vive le long du Cher en fin de matinée. Marche vive agréablement interrompue par le spectacle ô combien apaisant de ce pêcheur dans sa barque qui descendait la rivière en se laissant porter par le courant…

Sur le chemin du retour, je passe voir un ami, et de nouveau c’est un grand moment de plaisir de reprendre ainsi goût à la vie, en restant tout bêtement sur un banc à bavarder de tout et de rien en la compagnie de quelqu’un avec qui on se sent si à l’aise, si en phase. Un plaisir que le confinement et ma convalescence m'ont fait oublier.

Difficile de ne pas clore ce billet sans des photos de la fleur de cactus qui n’a pas tenu plus de quelques heures. Par bonheur, je les ai prises avant de partir en balade ; à mon retour, à 12h15, elle était déjà fanée...



samedi 12 juin 2021

J20 : La nature à Tours n'est jamais très loin...

Réveillé à 6 heures, je pars à 6h45 marcher pendant une heure. A peine sorti de notre impasse, je tombe sur cette splendeur au pied d'un immeuble tout près.

Quittant la rue Febvotte totalement déserte, j’entame ensuite une marche vive le long du chemin de fer. Là, c’est avec bonheur que je découvre cette année que notre mairie écologiste actuelle, contrairement à l'équipe municipale précédente, ne fait pas faucher les bords de la route qui longent la voie ferrée. Une véritable orgie de fleurs sauvages, et d'insectes bien sûr qui les butinent...

Ma marche se poursuit selon mon itinéraire habituel que je pratiquais en “jogging/marche vive” jusqu'en octobre 2020, activité tristement interrompue depuis pour toutes les raisons qu’on connait… :-(

Un nouveau bonheur m’attend quand j’arrive sur la voie express qui longe le Cher. Je dévale le talus pour atterrir sur cette rive sauvage en contrebas de la voie express où, de toute évidence, notre mairie semble également laisser libre cours à la nature. J’avance dans une mer de graminées, toutes en fleurs, qui m’arrivent jusqu’aux genoux.

Et soudain ce sont des petites nuées d’insectes, que je réveille visiblement, et qui s’envolent, me précédant dans ma marche, devenue soudain promenade dans la nature, malgré la voie express trois mètres plus haut. 

Je ralentis le pas ; je tente avec des dizaines de photos de saisir la beauté de ces petites créatures qu’on nomme communément "demoiselle".


De retour à la maison, Wikipedia (ou Wikiwand) m’apprend le terme scientifique des demoiselles : Calopteryx splendens (anciennement agrion éclatant). Pour les plus curieu.x.ses, suivez le lien au site où on trouve des photos bien plus nettes et bien plus étonnantes encore :
wikiwand.com/fr/Calopteryx_splendens

Une journée si bien commencée ne pouvait que s’améliorer. Malgré les 28° de nouveau, un déjeuner dehors s’imposait.

Et enfin, en arrosant les plantes ce soir, je m’émerveille, comme chaque année, devant la floraison (imminente) de notre bon vieux cactus.

Quel chic ce cactus d’avoir attendu le retour de Jean-Marc demain pour s’épanouir. La fleur va sûrement éclore au cours de la nuit et ne durera que 24 heures. Alors... ...à demain pour la suite.


vendredi 11 juin 2021

J19 : Pianissimo

Nouvelle lune depuis hier matin. Sommes-nous entrés dans un épisode plus calme sur la planète Terre ? J’ai dormi. Avec une aide médicamenteuse, c’est vrai, mais j’ai réussi huit heures de sommeil d’affilée. 

Un grand calme règne partout, maison et jardin, car je me trouve seul pendant deux jours, Jean-Marc étant parti voir sa mère. La journée se passe oisivement. Manger, ranger, dormir, arroser ; le thermomètre affiche 28°. 

Notre voisine, 82 ans, m’appelle en fin de journée, soucieuse, me sachant seul et craignant que je n’ai rien à manger. Cette gentillesse me touche…

Je boude aujourd’hui mes vieilles photos à retoucher, à numériser. J’ai la tête vide. C’est étrange, c’est agréable… Pourvu que cela ne dure pas trop longtemps...

Aucune photo prise aujourd'hui ; je me promène dans d'anciennes photos que j'ai prises pour tenter de résumer la journée... Ce n'est pas ça, mais voilà je l'aime, alors je publie... 



jeudi 10 juin 2021

J18 : Je remonte le temps

Fâcheuse ronde de matinées où j’ouvre les yeux à 5h30 et ne me rendors pas. Difficile ensuite de faire grand chose d’utile à part me consacrer au traitement de ces vieilles photos de famille. Le challenge était de taille : arriver à corriger cette photo de mariage de mes parents datant de 1944, durement malmenée au fil des ans...

Une intrigue voit le jour dès que je commence à grossir la photo : que porte mon père à l’annulaire ? 

Une alliance ? Sûrement pas car la bague est trop grosse. Une chevalière alors… Étrange, je n’ai jamais vu mon père porter une bague, encore moins une alliance… Il n’a que 24 ans dans cette photo. Cette coquetterie de sa part m’étonne, m’interpelle, dévoilant une facette de son caractère qu’il a gommée ou cachée plus tard dans sa vie. Quelles circonstances l'ont transformé en l'être si austère, bourru, que j'ai connu ?...

Connaît-on jamais vraiment ses parents ?...


mercredi 9 juin 2021

J17 : Journée de soins de cette "enveloppe mortelle"...

La cicatrice longue de 19 centimètres causée par la sternotomie, jusque-là très saine, montre depuis deux, trois jours un tout petit point d'infection. Je consulte notre pharmacienne locale qui me rassure et me propose simplement de traiter le problème par des compresses imbibées d'une solution antiseptique. Les petits aléas post-opératoires ; un point de suture qui se résorbe mal, me dit-elle, ou un poil du poitrail qui repousse à cet endroit et qui gène la cicatrisation.

Une heure plus tard, je retrouve la table de massage de mon ostéopathe pendant 40 minutes. Ses manipulations donnent, comme d’habitude, de bons résultats et provoquent surtout une immense lassitude. Pour la première fois depuis que je le fréquente, je m’endors quelques instants au cours de la séance. C’est bon signe, je me dis... ...pour mon bien-être du moment. Cependant, une fois la séance terminée, la dure réalité de cette réédification de l’être “démantelé” qu’on porte en soi, resurgit quand l’ostéopathe rappelle gentiment que “cela va être très long"... Je me rhabille, je repars.

Aucune photo prise aujourd'hui, une première. La seule trace que je laisse dans mon téléphone sera mon itinéraire pour regagner la maison…

La réflexion de mon ostéopathe me revient à l’esprit ce soir en lisant le commentaire de l’amie, Jacqueline, dans mon billet d'hier, qui m’incite à ne pas viser “la productivité" dans cette convalescence. Je rumine le sens de cette remarque. En effet, je me rends compte que je m’étais donné l’objectif d’un retour à la “vie d’avant” pendant ces deux mois, une “vie redevenue normale”. Or, je dois me rendre à l’évidence que le temps va passer et que l'équilibre que je vais atteindre progressivement ne sera pas celui d’avant… 

Mon ostéopathe m'avait déjà parlé de l’importance du passage des quatre saisons. Cela s’entend un an de plus, n’est-ce pas ? Notion bien moins poétique. Disons-le clairement, il s’agit d'une année supplémentaire où on “prend de l’âge”, notion arithmétique incontournable. Je ne vais pas retrouver en avril 2022 celui que je fus en avril 2021. Cette convalescence n’est pas, ne sera pas une renaissance ; je dois dorénavant conjuguer vieillissement et remise sur pied au cours des douze mois à venir. Mais je vous rassure tout de suite, vous qui me lisez ; je ne tiendrai pas ce blog pendant douze mois pour conter ce cheminement… Du moins pas sous sa forme actuelle. 

...Bientôt minuit. Je tourne la page.




mardi 8 juin 2021

J16 : Manger, marcher, dormir… et puis ?

Voilà, ce blog devient monotone, n'est-ce pas ?... Je m’obstine maintenant à ne faire que ces trois choses.

Le plat de Jean-Marc à midi était superbe - à l'aspect déjà… Salade de fèves et de feta au quinoa trois couleurs.

La marche en fin d’après-midi m’a permis de photographier cette magnifique rose trémière que j’avais vue hier, mais que j’avais boudée à ce moment-là, allez savoir pourquoi !

Et le reste du temps ? Que fais-je ? Je reprends toute une série de vieilles photos que ma mère avait soigneusement classées dans huit albums : je nettoie, je corrige, j’étalonne... En témoigne cette photo qui doit dater d’environ 1935 où je découvre ce visage de mon père qui m’est totalement étranger… Un voyage dans le temps parmi ces êtres aujourd'hui disparus qui, malgré mes craintes initiales, ne s’avère pas douloureux…

lundi 7 juin 2021

J15 : Le long retour à la normale...


Quatre jours d’intense socialisation - sortie cinéma, expo, repas chez un ami, invitations en tous genres - finissent, malgré moi, par me fatiguer. Et j'avais pourtant dormi huit heures...

L’après-midi, je m'écroule : un sommeil de plomb pendant une heure, impossible de me réveiller. Une grande virée à pied sauve la journée ; nous marchons 45 minutes ; je retrouve la forme... 

Un dîner léger dans la cour est un moment de plaisir inconnu depuis longtemps… 


Merci au photographe - Jean-Marc, bien entendu - d’avoir su à quel moment déclencher !


dimanche 6 juin 2021

J14 : Dimanche au jardin

Quand les mauvaises nuits se succèdent, je me permets la prise ponctuelle de Bromazépam, ceci en accord avec mon médecin, l’actuel, et le précédent. Une infime quantité, un quart de comprimé, soit 1,5 mg, suffit pour m’aider à dormir correctement. Résultat : une journée qui débute plutôt correctement ; et par nécessité car nous attendions deux ami.e.s pour un petit dessert et un café dans le jardin à 14h - les toutes premières invitations depuis le début de cette convalescence. J’étais donc aux fourneaux dès midi pour confectionner ce crumble aux framboises que je leur avais promis… (J’entends l’amie brestoise pleurer dans sa chaumière…) 

En posant le crumble sur la table, un petit changement me semblait de mise. Le soleil et le plaisir de ces retrouvailles appelaient autre chose qu’un café pour accompagner ce dessert !

Quand le rosé s'impose... (J'entends une autre amie, charliendine, qui approuve ce choix...)

Il va sans dire que la fin de l’après-midi était l’occasion d’une sieste qui s’est un peu éternisée, après ce bel interlude dans ma convalescence en si bonne compagnie...

 

samedi 5 juin 2021

J14 : Retrouver sa voix après tout ce temps...

Petite nuit - couché trop tard, réveillé trop tôt - source de douleurs toute la journée, dans le dos, entre les côtes… Heureusement que certaines choses font oublier ces problèmes, à commencer par ce long coup de fil avec Zabo, amie brestoise restée dans l’expectative de cet appel depuis plusieurs jours... Grand moment de bavardage donc, suivi d'une sympathique invitation à déjeuner chez un autre ami, JP, ici à Tours.

Comme ça fait du bien de retrouver ce contact avec autrui, si méchamment diminué par le confinement et par le régime qu'impose cette convalescence. 

Un grand débat, avec une autre amie présente au déjeuner, sur le métier de réalisateur et de scénariste nous a bien animés elle et moi, tous deux restant campés sur nos positions à la fin du repas. J'espère que je ne l'ai pas froissée avec mes convictions trop catégoriques. Si elle me lit, elle comprendra peut-être que c’était ce mutisme imposé au cours des derniers mois qui m’a amené à tenir aujourd’hui des propos par moments quelque peu maladroits…


La fin de la journée était l’occasion de profiter de ce retour du beau temps pour me prélasser au jardin et goûter aux derniers rayons du soleil couchant et au parfum du jasmin en pleine fleur en ce moment. Bonjour l’été qui semble enfin vouloir arriver...

 

vendredi 4 juin 2021

J13 : Hourra ! Encore une journée où la culture vient vous secourir...

Visite - enfin ! - de cette fabuleuse expo photo consacrée au Studio Zgorecki.* Deux heures de plaisir intense que j’attends depuis le mois d’octobre… merci la COVID ! Visite en compagnie de Jean-Marc, bien entendu, et de l’ami amateur de photos, Robert.

Trois clichés dans l’expo, tirages argentiques d'époque, m’ont particulièrement touché. D’abord, cet autoportrait de Kazimir Zgorecki lui-même. Quel éclairage, quelle peau lumineuse...


Cette photo à la fois touchante et terrifiante de ces deux petites filles - tout droit sorties du film Shining de Stanley Kubrick, non…?


Enfin, cette photo de mariage. A-t-on jamais vu un visage de femme aussi beau, aussi expressif…?


Et de mon côté, tout un travail photographique en cours depuis trois jours pour rassembler - à la demande de mon petit neveu en Nouvelle Zélande - des photos de notre famille, surtout de celles et ceux qui ne sont plus parmi nous… Je ne suis pour l’instant qu’au tri des photos qui auront ensuite besoin d’être étalonnées et numérisées avant de les partager dans un album en ligne avec mon neveu, ma petite nièce et mon petit neveu…


Pour finir, en rires : un selfie, avec ce fameux gilet que j’enfile pour les déplacements en voiture afin de pouvoir supporter les innombrables nids de poule dans les rues de Tours, source de douleurs au sternum et nuisibles pour sa consolidation. Oui, d’accord, vous allez me dire que c’est très mal attaché, mais voilà, il pleuvait en sortant de l’expo et j’ai dû faire au plus vite… N’empêche que c’est sacrément utile !

* Site web de l'expo :

chateau.tours.fr/exposition/exposition-studio-zgorecki

jeudi 3 juin 2021

J12 : Quand un brin de culture et un chausson aux pommes font oublier tout le reste...

Moment le plus fort de cette journée, malgré une énième mauvaise nuit : le retour en salle obscure après plusieurs mois d’absence, pour voir The Father. Film remarquable, à tous points de vue : scénario, dialogues, jeu de comédien.ne.s, musique, mise en scène... Anthony Hopkins est époustouflant, Olivia Colman également. L’histoire, celle d’une lente déchéance mentale, est bouleversante. Chef d’œuvre indiscutable.


Pour la petite histoire, nous étions, à la séance de 13h30, huit personnes dans la salle, tous masqués pendant une heure trois quarts.  

Une fois sorti du cinéma, j’ai “goûté” à ma première terrasse de café en… combien ? … six mois peut-être ? Expérience un peu terrifiante, saoulante : la chaleur, le bruit, la foule, l’excitation de tout ce qui m’entourait. Petit bonheur néanmoins quand Jean-Marc m’a traîné dans une belle pâtisserie pour agrémenter ce moment en terrasse. Je ne me suis pas donné la peine de photographier mon modeste chausson aux pommes ; par contre le Paris-Brest de Jean-Marc réclamait une certaine immortalisation photographique…


Mmm... le cinéma et la cuisine : le sel de la vie, non ?...


mercredi 2 juin 2021

J11 : La montagne russe...

Je me lève, je me douche, je m'active, je prépare le déjeuner, je range, je dors, je marche, je mange (des huîtres), je prends mes médocs, j'écris, et j'attends... ...d'aller mieux.

 Pas de blues, pas de déprime, juste une envie de sentir une amélioration : que ce jour-ci soit meilleur que le précédent... Comment le mesurer ? L'amie Simone me dit que la convalescence n'est pas linéaire. Bonjour la vie sinusoïdale alors... La montagne russe, quoi ?...

Image par Paul Brennan de Pixabay

mardi 1 juin 2021

J10 : Avec tout ça, si je ne vais pas mieux...

Rendez-vous chez mon médecin homéopathe ce matin ; je repars armé d’un ordonnance à rallonge pour essayer de venir à bout de ces symptômes en tous genres qui me plombent : douleurs disparates dans la cage thoracique, problèmes de transit persistants, jambes lourdes… J’apprends aussi que mon nez qui coule incessamment n’est pas dû seulement à un refroidissement ; l’anesthésie apparemment est à la source de ce symptôme qui dure, me dit-on, environ trois mois après l’opération. Me voilà averti...

En fin de matinée, une séance de kiné m’a libéré de quelques-uns de ces maux persistants depuis dix jours. Je reste néanmoins réaliste car, grand adepte de la médecine chinoise, mon kiné m’apprend que le corps a besoin de laisser passer quatre saisons pour enfin retrouver son équilibre, là où la médecine allopathique vous dit qu'il suffit de deux mois de convalescence pour aller mieux.  Qui croire ?... Moi, je me prépare pour le passage des quatre saisons... 

Comme d’habitude, les séances de kiné, aussi bénéfiques qu’elles soient, provoquent une fatigue immense. Alors direction la chambre au plus vite ce soir. Je rédige donc à la hâte ce petit post - fidèle à cette cadence que je me suis donnée. Je m’oblige tout de même à terminer sur une note plus enjouée après toutes ces doléances, avec cette photo d’un moment de réconfort que je me suis offert dans l’après-midi…

Yes! Un chocolat chaud et ce fameux gâteau sec anglais, un McVitie’s Digestive Biscuit. Alors que dehors le thermomètre affichait 28°...  Serait-ce un grand bond en avant pour arriver déjà dans la saison d'hiver ?

lundi 31 mai 2021

J09 : De l'autre côté du miroir…

Le sentiment d’avoir été prisonnier derrière le miroir pendant trois jours. Comment se fait-il que soudain j’en sois sorti ? Réponse : dormir. Des siestes - à tout moment. Quand mon corps m’en dicte la nécessité. Et que je sois suffisamment à l’écoute de mon corps pour m’y abandonner…

Ne riez pas. Eh oui, des mots croisés. Allongé sur le canapé, à chercher telle ou telle définition - merci le Guardian - et le sommeil n’est jamais très loin. 

Et puis en fin de journée, en guise de célébration de ce bien-être retrouvé…

Des huîtres : Potassium, Phosphore, Calcium, Sodium, Magnésium, Fer, Zinc, Cuivre, Manganèse, Sélénium, Vitamines B1, B2, B3, B5, B6, et j'en passe ! Meilleur remède que tous les médicaments du monde !

Et merci à mon écailler attitré...

dimanche 30 mai 2021

J08 : Des fleurs sauvent la journée...

Merci à ce cher voisin qui sonne à la porte à 11h avec ce bouquet de seringat de son jardin. Si seulement la photo pouvait en transmettre le parfum...

Troisième jour dans le creux de la vague. Dur de rebondir...


 

samedi 29 mai 2021

J07 : Une journée "sans"...

Des douleurs partout, encore une matinée au ralenti. L'aspirine vient à mon secours ; un déjeuner au soleil au jardin aussi.  Mais dorénavant chaque repas est sous le signe de ces nouveaux médicaments, matin, midi et soir, que je prends - à titre provisoire peut-être...


Je saurai dans trois mots si je dois continuer à les prendre… D'ici là, je rage, moi qui me soigne quasi exclusivement par l'homéopathie depuis 45 ans… 

Je n'ai pas encore raconté dans ce blog mes discussions, parfois animées, avec plusieurs membres du personnel médical pendant ces trois semaines entre leurs mains. Restez en ligne, chers lecteurs, ça va venir. Mais pour l'heure positivons. Il se fait tard ; le sommeil me gagne... À plus tard !

vendredi 28 mai 2021

J06 : Journée sur le fil du rasoir...

Mauvaise nuit. Je traîne la patte toute la matinée. Un tour par le tiroir comfort food à 11h s'avère nécessaire. 


Mais, bon, c'est quand même un somme après le déjeuner qui remet les pendules à l'heure. L'après-midi, le jardin, le soleil et les 25° aident à chasser définitivement mon humeur massacrante. Occupé ensuite à attacher le chèvrefeuille et la vigne vierge, j'entre enfin en symbiose avec la nature...


Attiré par les abeilles qui butinent les fleurs du pied de thym, je reste là émerveillé un grand moment, prenant photo après photo pour tenter de saisir cette quête frénétique de nectar...


Photo surréaliste... Jean-Marc guette l'arrivée de je ne sais quel vaisseau du haut de son escabeau....


En réalité, il finissait de nettoyer les feuilles mortes du fusain et puis s'est pris à rêver les yeux rivés au loin. De quoi, de qui ? Allez savoir....

Revenu sur terre, c'est lui qui assure le dîner, d'une main de maître comme d'hab. 

Devant ce repas servi avec autant d'attentions, je me dis incessamment que je suis en ce moment l'être le plus choyé du monde...