La partie antérieure de ce blog s’intitulait Rétablissement. Il correspondait à une période passée dans l’unité de soins d’un centre de réadaptation cardiaque, Bois Gibert à côté de Tours. Cette étape achevée, je me trouve maintenant, depuis 48 heures, chez moi, face à deux, voire trois, mois de convalescence. Il est l’heure de nouveau de faire le point dans ma tête. Je fais appel au dictionnaire....
Rétablissement :
Fait de se rétablir, de recouvrer la santé
et dans un autre sens :
Fait de remettre dans son état premier, normal, authentique
Oui, je retrouve la santé, réparé en quelque sorte et à l’abri de cette rupture, sans doute fatale, de l’aorte qui me menaçait... Et maintenant, j’arrive dans cette nouvelle étape que le chirurgien avait qualifié de convalescence, et que le dictionnaire définit ainsi :
État d'une personne qui relève de maladie et n'a pas encore atteint la complète guérison
Mais avant de me faire opérer, étais-je réellement malade proprement dit ? Je ne souffrais pas... C’est par chance que ce moment de grande fatigue en septembre a incité mon médecin à m’envoyer faire faire des tests cardiologiques. C’est grâce à l’expertise de mon cardiologue et sa recommandation d’une échographie et ensuite d’une IRM, qui a mené à cette belle solution du remplacement de la partie défaillante de mon aorte.
Contournant donc l’idée de maladie en tant que telle, ce que je ressens aujourd'hui, suite à l’opération il y a trois semaines, c’est plutôt cette définition davantage figurative du terme convalescence :
Transition d'un mal à un mieux, apaisement qui succède à une tension, régénérescence qui succède à une dégradation. Que de termes qui sonnent juste ! “Me régénérer”, voilà mon programme pendant les jours à venir.
Depuis vendredi, comme au centre Bois Gibert, de grands moments de repos et de sommeil s’imposent pendant la journée : de petits sommes matin et après-midi. Manger, me faire plaisir avec des aliments qui correspondent à ma faim et à mes envies : à commencer par les deux œufs à la coque le matin, qui m’ont cruellement manqué à l’hôpital....
Et enfin,
last but not least, comment ne pas évoquer le plaisir de retrouver l’être cher, la maison, le jardin, et une petite chatte, qui en m’accueillant par ses miaulements semblait m’interroger sur cette absence si longue…
Alors, bienvenue, mes ami.e.s, à ce carnet de convalescence. A suivre, pour les plus courageu.x.ses qui en ont envie. Le chemin va être long...