jeudi 13 mai 2021

9e jour : Des hauts et des bas

Est-ce ce temps chaotique, partagé entre averses et soleil depuis la nouvelle lune, ou bien une deuxième nuit un peu mouvementée, qui fait qu’aujourd’hui je rumine, je comptabilise, je fais le bilan…

Depuis deux jours, je n’ai que des échos positifs, à commencer par la consultation médicale d’avant hier où la docteure m’annonce : électrocardiogramme au top, bilan sanguin, nickel, échographie artérielle excellente, indicateur de pression systolique correct, cholestérol au beau fixe. Et aujourd’hui je passe une échographie cardiaque : parfaite, me dit le jeune médecin ! Tout cela est très rassurant, mais qui malheureusement ne rend pas moins dure la date de départ qui m'a été donnée hier : le 21 mai... Encore huit jours donc à patienter. Grrr !

La raison cependant m’incite à prendre du recul. A cette heure-ci, il y a deux semaines, jour pour jour, j’ouvrais à peine les yeux dans la salle de réanimation cardiaque, après une opération à cœur ouvert de trois heures… 

Ai-je le droit de chouiner quand on pense à l’expertise de cette équipe, et celle de mon chirurgien avant tout, qui m’a réparé l’aorte, et qui m’offre ansi cette perspective d’un avenir serein et sans souci.

En vérité, après l'opération je me suis rendu compte combien je m'étais préparé mentalement, physiquement pour cette intervention grâce à la rencontre un mois avant avec celui qui m’à opéré, alors qu’à aucun moment pendant ce mois-là, je n’ai mesuré l’effort requis pour faire face à la période post-opératoire. 

On l’apprend, je le sais maintenant, au jour le jour : comment se résigner à la fatigue, le nécessaire repos, la valse des médicaments, le bruit, les désagréments d’un milieu hospitalier 24 heures sur 24…

Mais voilà que ce récit est soudain interrompu, je me dépêche pour aller sauver sur mon balcon cette pauvre punaise verte sur le dos se débattant pour se retourner… Je lui tends un bout de papier, elle l’attrape. Un peu groggy, elle essaie de repartir, par deux fois - sans succès. J'arrive enfin à la porter, accrochée à la feuille, et la lancer par-dessus la balustrade du balcon. Elle s’envole. Je la regarde s’éloigner s'élevant dans l'air, vigoureuse. Je souris...

J23 : La sortie du tunnel

En totalisant ces billets rédigés depuis mon retour de Bois Gibert et les 17 billets publiés pendant que j'étais là-bas, j'en arrive...