Depuis plus de 15 jours, je fantasme sur mon petit déjeuner habituel, à savoir deux oeufs à la coque, petit déjeuner tristement irréalisable en milieu hospitalier. La très gentille diététicienne ici me dit que c'est un problème culturel. Me voilà donc, comme bien des végétariens, prisonnier du petit déjeuner continental classique... Comme c'est dur de devoir avaler que du sucré au démarrage de la journée...
Néanmoins, j'ai pu négocier un morceau de fromage tous les matins. Pas la tome de brebis que je mange d'habitude. À sa place, on me sert une portion de camembert bien coulant, délicieux peut-être à d'autres moments de la journée, mais le matin je prends mon courage à deux mains et j'y vais...
Il faut croire que quelqu'un dans le service a entendu mes délires ovivores !
Pour ce qu'il est du projet de dessiner le banc que j'ai photographié hier, une première tentative trop détaillée, suivie d'une deuxième encore trop fignolée, étaient source de frustration... Ce n'est que quand j'ai abandonné les crayons de couleur et utilisé les trois seuls pastels gras en me possession, que je suis arrivé à sortir quelque chose de satisfaisant. Enfin, plus ou moins... Allez, je publie quand même !
Il faut bien dire que cette petite recherche m'a distrait pendant une bonne heure et m'a renoué avec le plaisir de dessiner. Plaisir à cultiver et prolonger peut-être pendant les deux mois de convalescence qui m'attendent dès vendredi à la maison. Tout comme ce blog aussi - pourquoi pas ? Quand écrire rime avec guérir...!